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Véhicules électriques : un marché en plein essor

La lutte contre le réchauffement climatique oblige les pays, les villes et les habitants à repenser leur mode de transport. Sous l’impulsion de la réglementation mais aussi des citoyens, de plus en plus sensibles à l’environnement, les marques investissent dans des solutions alternatives à la voiture à essence. Ainsi, on assiste depuis quelques années à une forte demande de véhicules électriques, e pas uniquement la voiture. Vélos, scooters, trottinettes et hoverboard enregistrent aussi une forte croissance de leurs ventes. Portrait d’un marché avec un fort potentiel : la mobilité électrique.

Un marché particulièrement dynamique

La voiture électrique s’est véritablement développée en France à partir de 2011. Après un début du XXe siècle prometteur, la voiture électrique a progressivement cédé la place aux voitures thermiques, devenues moins chères et jouissant d’une plus grande autonomie.

Les immatriculations des voitures particulières électriques sont passées de 180 en 2010 à 24 910 en 2017 (1,18 % du marché) ; celles des utilitaires électriques sont passées de 796 en 2010 à 5 556 en 2016 (1,35 % du marché). Le parc français atteignait 66 970 voitures électriques à la fin 2016.

Le marché de l’occasion progresse aussi : 6 014 voitures électriques vendues sur les dix premiers mois de 2017, contre 4 557 ventes en 2016 et 3 730 ventes en 2015. Néanmoins, leur décote reste plus élevée que pour les voitures thermiques.

En 2017, le marché du véhicule électrique a progressé de 13 % pour atteindre un total de 30 915 immatriculations, dont 24 904 véhicules particuliers électriques (+14 %) et 6 011 véhicules utilitaires électriques (+8,1 %).

Les voitures électriques particulières représentent 1,08 % des ventes d’automobiles neuves, et l’électrique atteint 1,35 % des ventes de véhicules utilitaires neufs. La Renault Zoé est largement en tête avec 11 404 immatriculations chez les particuliers et la Renault Kangoo avec 2 389 immatriculations dans les utilitaires. Le parc français atteint environ 93 000 véhicules électriques en circulation.

Une politique de soutien attractive

L’État accorde aux voitures électriques un bonus écologique fiscal pouvant aller jusqu’à 6 300 euros ; la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte offre en plus une prime à la conversion pour l’échange d’un véhicule diesel contre un modèle électrique de 4 000 euros, ramenée en 2018 à 2 500 euros. Enfin, la récente annonce par Nicolas Hulot d’interdire la vente de voitures essence ou diesel d’ici à 2040 ne peut qu’accélérer le développement de ce marché. Un fonds pour la mobilité durable sera d’ailleurs créé pour financer, entre autres, le déploiement des bornes de recharge électrique.

Les voitures ne sont pas les seuls véhicules à être soutenus par l’état. En effet, les vélos et les scooters sont aussi subventionnés via le bonus écologique mis en place le 1er Janvier 2008. Un plus économique indéniable qui représente 27% du montant TTC de chaque scooter électrique, dans la limite de 900€ et 20% du montant TTC de chaque vélo électrique, dans la limite de 200€.

Les entreprises poussent également leurs employés à venir en transport responsable via des incitations propres à chacune.

Une croissance durable

Selon l’AVERE (l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique) la barre des 350 000 véhicules 100% électriques sera franchie en 2020. Le décollage du marché semble cette fois-ci définitivement engagé.

Selon Les Echos le marché français global (véhicules électriques + bornes de recharge + vente d’électricité) pourrait atteindre entre 6 et 8 milliards d’euros en 2025 (contre 600 millions d’euros en 2016), dont 100 à 150 millions d’euros pour le marché des bornes de recharge électrique.

Du côté des constructeurs, la mutation est en marche :  Renault compte lancer 8 modèles électriques d’ici 2022, BMW 25 et Volvo a annoncé en 2017 qu’il ne lancerait plus que des modèles électriques ou hybrides à partir de 2019. De quoi largement étoffer une offre actuellement très restrictive avec des modèles positionnés essentiellement sur l’entrée de gamme (Renault) ou le luxe (Tesla).

La baisse régulière des prix d’achat est aussi un élément important du dynamisme des marchés.

Jusqu’alors, les véhicules électriques (voitures, scooter, vélos) étaient vendus à un prix significativement supérieur aux voitures à moteur thermique. Cet écart se réduit régulièrement au fur et à mesure du développement des ventes. Les coûts d’achat vont continuer à baisser et les batteries seront de plus en plus performantes, ce qui permettra de démocratiser la technologie. Les prévisions stipulent que les coûts de production d’une batterie de voiture électrique devraient passer de 350€ en 2017 à 80€ en 2025, un écart significatif.

Des produits plébiscités par les consommateurs

La voiture électrique bénéficie d’une excellente image. Ainsi, 94% des français en ont une vision innovante, 91% d’entre eux la considèrent respectueuse de l’environnement, et 80% l’estime économique d’usage. Elle bénéficie d’un capital sympathie très important basé sur des avantages objectifs par rapport à une voiture essence : plus silencieuse, plus responsable et avec des coûts d’utilisation et d’entretien beaucoup plus faibles.

D’une façon générale, de nouveaux types de mobilité plus douce prospèrent grâce au progrès technologique : les objets de micromobilité urbaine. Trottinettes électriques, monoroues gyropodes, draisiennes, planches à rouler électriques et autres smartboard sont en train d’envahir les trottoirs et les pistes cyclables. Malgré certaines modes éphémères, comme celle de l’hoverboard, il se dégage un attrait sans cesse renouvelé pour ces objets de mircromobilité.

De nombreux témoignages soulignent l’efficacité de ces objets : « cela me prenait trente minutes de plus pour aller à mon travail en enchaînant RER, métro et bus… Aujourd’hui, je sors du RER et je poursuis en trottinette » déclare Patrice ; « Là où je mettais quinze à vingt minutes pour me rendre dans l’école où j’interviens l’après-midi, il ne me faut plus que cinq minutes » confie Isabelle.

Un gain de temps indéniable que chérissent les consommateurs.

Depuis le Deiselgate, la liste des villes qui ont annoncé leur volonté de bannir les moteurs thermiques s’allonge de semaine en semaine. Le cabinet Roland Berger estime que la part de marché des véhicules hybrides ou électriques devrait bondir de 1% à 30% d’ici 2030.

Il est difficile de dire aujourd’hui quelle technologie profitera de cette mutation : 100% électrique, hybride, hybride rechargeable ? Quoiqu’il en soit, on peut affirmer sans se tromper que le marché bénéficie de perspectives de croissance très importantes.

Sur le marché de la mobilité électrique en forte mutation, comme sur les autres, Franfinance accompagne ses clients avec des solutions de financement adaptées. N’hésitez pas à nous contacter !

 

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