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L’habitat à énergie positive, l’habitat de demain ?

Il est aujourd’hui possible d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique de son logement principal, grâce à de nombreuses aides mises en place par la Loi. Le virage de la transition énergétique est emprunté par la société toute entière, et les « bâtiments à énergie positive » sont en passe de devenir la norme de construction et de consommation des prochaines années. L’optimisation d’énergie devient un véritable marché, et investir dans des travaux de rénovation est désormais rentable. Le point sur les nouvelles tendances de l’habitat à énergie positive.

L’habitat, une consommation énergétique élevée !

En 2012, le secteur résidentiel a représenté 30 % de la consommation énergétique française ; une part qui correspond à l’énergie consacrée au chauffage des logements (environ 18 %), à l’éclairage ou l’alimentation des appareils électriques (8 %), à l’eau chaude sanitaire ou à la cuisson (4 %).

Cette facture a connu une nette augmentation jusqu’en 2014, de l’ordre de 1,6 % par an. Elle s’est stabilisée depuis, notamment grâce à une plus grande efficacité énergétique des logements ainsi qu’une meilleure gestion de la consommation quotidienne des ménages. Mais ces chiffres sont encore élevés : si l’utilisation du gaz et du fuel a notablement ralenti, c’est au profit de l’électricité dont l’usage résidentiel a plus que doublé en 20 ans !

 La définition d’un bâtiment à énergie positive

En 2020, selon la réglementation thermique en vigueur, toute habitation neuve devra présenter un rendement énergétique supérieur à ce qu’elle consomme : c’est le concept du « Bâtiment à énergie positive ».

Pour réussir à construire ou rénover des habitats à énergie positive, il faut concevoir le bâtiment comme une enveloppe et intervenir sur différents leviers : isolation renforcée, étanchéité à l’air, suppression des ponts thermiques, choix d’un mode de chauffage économique et consommation usuelle électrique faible, à l’aide d’ampoules basse consommation et appareils ménagers peu énergivores…

Toutes les caractéristiques d’un bâtiment basse consommation sont présentes dans un bâtiment à énergie positive, mais ne sont pas suffisantes pour que celui-ci devienne producteur d’énergie. Le seul moyen pour y parvenir, est d’utiliser une forme d’énergie renouvelable pour le chauffage (solaire, air…), l’eau chaude sanitaire et l’électricité.

Plus cher à la construction ou la rénovation, le bâtiment à énergie positive s’avère rentable à long terme car il dépend uniquement de ses propres ressources d’énergies.

Eco-construire ou rénover, c’est faire des économies !

L’État propose de racheter l’électricité produite en surplus en établissant un contrat avec le producteur, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un particulier. Le barème du tarif de rachat est revu périodiquement et dépend de l’origine de l’énergie : géothermie, hydraulique, éolienne, photovoltaïque…

En outre, les aides publiques à la réalisation des travaux d’éco-rénovation se sont largement renforcées, avec notamment :

  • La TVA fixée au taux réduit de 5,5% pour les travaux relatifs à l’amélioration de la qualité énergétique des logements achevés depuis plus de 2 ans
  • Le crédit d’impôt pour la transition énergétique
  • Deux primes exceptionnelles délivrées par l’ANAH

 À la pointe de l’innovation : capter l’énergie solaire !

Maîtriser sa consommation c’est bien, la produire soi-même, c’est mieux.

L’habitat à énergie positive utilise notamment les dernières technologies solaires qui permettent à tout particulier de générer sa propre énergie, à moindre coût.

Deux procédés existent :

  • Les panneaux solaires photovoltaïques : ils produisent de l’électricité directement injectée dans le réseau électrique. C’est EDF qui rachète cette production selon un tarif d’achat garanti sur 20 ans. L’installation, amortie en 8 à 10 ans, constitue ensuite une source de revenu complémentaire.
  • Les capteurs solaires thermiques : ils émettent de la chaleur, redistribuée sur le réseau d’eau du logement. Cette technique, qui permet notamment de produire de l’eau chaude sanitaire, est éligible au crédit d’impôt.

Pour en savoir plus sur le crédit d’impôt cliquez ici

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