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L’e-santé : un accélérateur de progrès médical

Notre système de santé est directement impacté par les progrès de l’intelligence artificielle et le développement des dispositifs connectés. On assiste ainsi l’émergence de la médecine à distance qui facilite la prévention, le maintien à domicile ou encore le suivi à distance des patients atteints de maladies chroniques. Le point sur une tendance de fond.

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, l’e-santé se définit comme « les services du numérique au service du bien-être de la personne ».

Elle englobe donc l’ensemble des applications numériques au service de l’offre de soins : la  téléconsultation : consultation à distance ; la  téléexpertise : avis à distance d’un ou de plusieurs professionnels médicaux ; la télésurveillance médicale : interprétation à distance des données médicales d’un patient ; la téléassistance médicale : assistance à distance d’une intervention chirurgicale… et bien sûr les applications de l’intelligence artificielle dans les domaines de l’imagerie médicale, les opérations assistées, les prothèses intelligentes, le suivi personnalisé etc.

Preuve concrète de l’avancée de ces nouvelles pratiques en France : depuis mi-septembre, les téléconsultations sont remboursées par la Sécurité Sociale. Plusieurs start-up françaises sont déjà opérationnelles dont Qare, Felae, MedecinDirect, Zava,etc.

Une forte amélioration de la qualité des soins

Tout comme le digital a révolutionné les services bancaires, son application au domaine de la santé va transformer la façon dont les soins de santé seront donnés. Grâce à la santé numérique, les médecins auront accès au dossier complet d’un patient, même s’il est traité par de multiples équipes de soins. Avantages : un diagnostic plus rapide, une réduction des analyses inutilement refaites et des décisions adaptées aux soins à donner aux patients. Un progrès important, notamment pour ceux qui sont atteints de maladie chronique.

Selon Fabien Beckers, PDG d’Arterys, une start-up qui développe l’intelligence artificielle au service des médecins, « l’idée est d’accélérer vers la médecine prédictive, préventive, personnalisée et participative ».

Pour les patients, un nouveau rapport à la santé

Parallèlement aux progrès de la médecine, les nouvelles technologies vont aussi révolutionner la façon dont les patients se soignent. Actuellement, 7 % des Français disposent déjà d’une montre ou d’un bracelet connecté pour suivre au quotidien leur activité physique, leur tension, leur poids, etc. Bientôt, la nouvelle montre connectée d’Apple sera équipée de capteurs capables de contrôler le rythme cardiaque, soit un électrocardiogramme porté au poignet !

Cette médecine « en continu » rassure et implique les patients qui deviennent acteurs de leur santé. En comprenant mieux leur maladie et les raisons d’un traitement, ils peuvent mieux suivre les conseils de leur médecin et les consulter à bon escient. Les patients connectés se prennent plus en main.

Dans certains cas, un accompagnement approfondi, voire une éducation thérapeutique, sera nécessaire. Dans le cadre du suivi du diabète par exemple, celle-ci consistera à prodiguer aux patients des conseils sur leur maladie, leur hygiène de vie et leur suivi.

Au regard des progrès de l’intelligence artificielle, certains affirment que les médecins pourraient être les prochaines victimes de l’automatisation. D’autres, au contraire, pensent qu’elle permettra aux médecins d’améliorer leur diagnostic, de mieux organiser les soins et de dégager du temps pour les patients. Les débats sont ouverts !

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas oublier la dimension relationnelle du médecin et le besoin de réassurance du patient !